St. John’s et bye bye TN!
Quelle jolie et charmante ville que St. John’s! On l’avait lue, vue en photos, on nous l’avait vantée… mais la voir et la découvrir à notre propre rythme c’est vraiment autre chose. St. John’s est une ville chargée d’histoire, de grandes pêcheries, de conquêtes et d’ambitions, de guerres franco-britanniques, de guerres mondiales et du boum pétrolier offshore.
Source : Newfoundland and Labrador Heritage
Figurant sur les cartes dès 1519, le site de St. John’s est l'un des plus vieux établissements européens du Nouveau Monde. Au tournant du xvie siècle, après la découverte des Grands Bancs de morue de Terre-Neuve, des pêcheurs installent leur camp saisonnier dans les environs. Au fil des siècles, la ville a revêtu une importance stratégique et économique majeure. Tout d’abord les pêcheries de morue qui, pendant des siècles, dominèrent l’économie.
Source : Newfoundland and Labrador Heritage
Puis, dans les années 1860, en raison de sa position géographique, St. John’s est connectée au réseau télégraphique mondial et git comme un centre important pour assurer le relais des communications télégraphiques entre l’Europe et les Amériques. Plus tard, en , Guglielmo Marconi reçoit le premier signal télégraphique sans fil en provenance de Grande-Bretagne. Aussi, en 1919, le premier vol transatlantique sans escale est réalisé depuis St. John’s vers Clifden, en Irlande. Durant la Seconde Guerre mondiale, Saint-Jean joua un rôle important dans la défense maritime et aérienne du Canada. Son port abrita les navires de la Marine royale canadienne et britannique dans leur lutte anti-sous-marine durant la bataille de l'Atlantique.
L’architecture urbaine de la ville possède un style bien distinct de celui des autres grandes villes canadiennes et ses principaux bâtiments sont des vestiges de son histoire, la ville étant l'une des premières capitales coloniales britanniques. Les bâtiments sont majoritairement construits en bois, des plus nobles habitations aux plus modestes logis. Souvent comparée à San Francisco en raison du terrain accidenté et du labyrinthe de rues résidentielles, St. John’s possède de nombreuses habitations peintes aux couleurs vives que l’on peut admirer tout particulièrement dans le quartier de Jellybean Row. C’est donc à pied et pour notre plus grand bonheur que nous partons à la découverte de St. John’s!
Cape Spear
Cape Spear est le point le plus à l’est du Canada. Enivrante sensation que d’avoir derrière soi un vaste un continent et devant l’immensité de l’Atlantique. On y a aussi construit un système de défense fortifié qui a servi pendant la deuxième guerre mondiale.
Un petit lunch à la microbrasserie Quidi Vidi, tout à côté de St. John’s…
Haïku de Sushi
Sur l’île du vent
La brume embrasse la terre
Elle nous hypnotise
Réserve écologique de Cape St. Mary’s
Au sud complètement de la péninsule d’Avalon (au bout de la route 100 totalement défoncée!) se trouve une magnifique réserve écologique où l’on peut observer d’assez près plusieurs colonies d’oiseaux marins nichant sur les parois abruptes des falaises, notamment des fous de Bassan, des guillemots de Troïl, des mouettes tridactyles et des cormorans. Nous arrivons en fin d’après-midi, la lumière et le temps sont parfaits. Le centre d’interprétation offre une excellente exposition permanente qui nous est présentée par un personnel super sympathique!
Nous avons passé la nuit dans le stationnement du centre d’interprétation et avons repris la route le lendemain matin, destination Argentia… Ça sent la fin d’une étape absolument passionnante qui nous aura marqués au fer rouge. Pour paraphraser notre amie Martine, nous avons les yeux complètement épuisés d’avoir vu tant de beauté. Pendant 5 semaines, nous avons exploré un territoire sans commune mesure et rencontré des gens tellement accueillants et généreux. Nous rapportons dans nos bagages, des tonnes de cailloux multicolores, des plumes égarées, quelques bières savoureuses, des souffles incessants de vent, des fragrances maritimes iodées et humides, des paysages littoraux infinis, des jets puissants des baleines flâneuses, des micropanoramas forestiers, des sourires terre-neuviens authentiques, des informations fascinantes sur l’histoire de cette île et la certitude que la Nature possède une énergie vitale qui irradie de 1001 façons et qui fait du bien à l’âme et au corps.
Ce n’est qu’un aurevoir Terre-Neuve, nous reviendrons c’est écrit dans le ciel!
La tempête tropicale Debby est venue perturber le départ de notre traversier Ala’suinu, en partance d’Argentia… nous avons embarqué à l’heure prévue mais avons dû attendre 9,5 heures avant de finalement partir! Heureusement, nous avions réservé une petite cabine privée pour faire la traversée qui dure 16 heures.









































































La fille au Samsung vous remercie pour vos photos (meilleures que les miennes il va sans dire, mais je le dis). Ma mère qui veut voir à quoi ressemble Terre-Neuve, sera enchantée par votre blogue! Bon retour sur le continent: une ile comme Terre-Neuve c'est un petit continent. Dixit mon amie Edith qui a vécu 25 ans aux Iles de la Madeleine. hahahaha!
RépondreSupprimerVous nous avez fait revivre notre aventure (de Blanc-Sablon - St. Barbe à Argentia) de l'automne dernier, où nous avons visité les mêmes destinations, moins Fogo Island et la péninsule Bona Vista. Les descriptions et photos correspondent bien à nos souvenirs! Île magnifique, dépaysement total.
RépondreSupprimerMerci pour ce beau voyage qu’on a pu vivre à travers vos belles photos et vos textes
RépondreSupprimerJe vous souhaite une superbe traversée de 16h! Belle cabine! Bravo! Mais, regardez le ciel si vous le pouvez, pour les Perséides et les aurores boréale (au cas où ce serait comme par ici!) 😉
RépondreSupprimerLes petite maison plein de couleurs jolie 🌈🏠 vous faite un beau voyage ! Marie hihihi
RépondreSupprimerMerci Pedro & Sushi on ze road, de m'avoir emmenée dans vous bagages. Quel dépaysement ! Et pourtant, on est resté dans notre pays. La traversée de l'Atlantique peut attendre ; il y a tant de merveilles à découvrir tout près de nous ! Soeurette Osio xx
RépondreSupprimerPierre Anne, ce fut toute une épopée de vous suivre. Un concentré d’émotions et de bonheur. C’est comme si nous y étions. Magnifique terre. Merci. Merci. Bon retour. Sergio ❤️
RépondreSupprimer