Sorrento et l’envoûtante côte Amalfitaine
Ouf, ça fait un grand bien de quitter l’intense bourdonnement de Napoli et de retrouver la quiétude des petites villes… en particulier Sorrento et les pittoresques villages de la côte Amalfitaine. C’est l’harmonie des sens après le chaos hyper sensoriel.
À 53 km au sud de Napoli, Sorrento se dresse sur une longue falaise surplombant les flots de la baie de Naples, adossée aux flancs de la péninsule Sorrentine.
Contrairement à beaucoup de villes maritimes, Sorrento semble s’être perchée sur la falaise pour se protéger des caprices de la mer, mais aussi pour mieux la dominer et l’admirer. Quel paysage extraordinaire en effet, le matin à l’est avec le soleil surgissant derrière le Vésuve, le soir à l’ouest avec l’île de Capri illuminée par les rayons du crépuscule!
Autrefois, la riche noblesse de l’époque romaine appréciaient ce site remarquable. Plantés d’oliviers, de cyprès, d’orangers et de citronniers, les monts de l’arrière-pays descendent vers le golfe, profitant d’un exceptionnel micro-climat : ciel bleu, soleil estival, air marin et pluies hivernales. C’est ici que la terre produit les meilleurs citrons d’Italie… certains disent du monde!
Balade dans Sorrento
Flâner dans les petites rues et ruelles de la ville sans destination précise. Le soleil est toujours aussi présent, l’air est plus frais qu’en Sicile mais l’azur aussi bleu pétant. Nous sommes arrivés un dimanche et la ville était envahie d’Italiens qui avaient pris le bateau de Napoli, comme nous, pour venir y passer leur journée de congé. À déambuler ainsi et à se laisser envoûter par l’emplacement unique et l’ambiance de la cité, on comprend pourquoi cette ville a attiré tant de personnes célèbres au fil des siècles.
Sortie en camionnette et en bateau pour découvrir un des joyaux de l’Italie, la côte Almafitaine
À 8h00 notre camionnette décolle de la Piazza Tasso, au cœur de Sorrento, et prend une petite route qui serpente et qui s’élance pour gravir les flancs montagneux du centre de la péninsule et qui nous séparent de la baie de Salerno. Des citronniers, des orangers et des oliviers parsèment la campagne, des bougainvilliers couvrent les murs des villas… c’est un incroyable paysage de peintre, « pittoresque » signifiant littéralement « qui est digne d’être peint ».
Positano
La lumière crue du matin fait resplendir sous nos yeux la ville de Positano. La mer est là elle aussi, immense, à perte de vue, éblouissante comme un acier bleuté. Une petite ville agrippée à une montagne pliée comme un entonnoir glissant vers la mer, des demeures aux couleurs vives au bord d’un unique chemin menant à une petite plage de sable gris volcanique. Tout est en pente ici, rien de plat ou presque rien…
« Ce n’est pas possible mais cela existe » s’exclama l’architecte Le Corbusier en voyant les maisons agglutinées aux vertigineuses falaises des villages.
Amalfi
Deuxième arrêt, Amalfi. Même splendide paysage qu’à Positano, mais avec une histoire plus riche. Inaccessible par la terre, la cité se tourna très tôt vers la mer. Les premières mentions écrites d'Amalfi remontent au VIe siècle, mais elle fut créée bien avant, soit par des romains vers le Ie siècle, soit par des réfugiés de Melfi à une époque indéterminée. La ville devint rapidement une puissance maritime faisant le commerce des céréales, du sel et des esclaves, exportant du bois de construction vers l'Égypte et la Syrie et important en Occident les soieries de l'Empire byzantin. Les marins d'Amalfi, les premiers d'Occident à utiliser la boussole, firent la fortune de la ville. Amalfi devint au Xe siècle la première république maritime italienne.
Au fur et à mesure que nous progressons sur cette route serpentineuse, nous tombons sous le charme indicible de ces paysages uniques où l’Homme a créé au fil du temps un environnement qui transcende la nature en une sorte d’œuvre d’art faite de beauté, d’équilibre, de couleurs, d’harmonie et de vie.
« Quand les habitants d’Amalfi gagnent le paradis, pour eux, ce n’est qu’un jour comme un autre » a dit le peintre italien Renato Fuccini.
Ravello, refuge des âmes inspirées
Virginia Woolf, André Gide, Richard Wagner, D.H.Lawrence, Truman Capote, Rudolf Noureev, Paul Newman, Roger Moore, Jacqueline Kennedy, Humphfrey Bogart, Sofia Loren, Liz Taylor et Richard Burton, Lauren Bacall, John Huston, Italo Calvino... Depuis plus de mille ans, cette ville perchée aimante les écrivains, les acteurs et les artistes du monde entier. Certains y ont seulement séjourné mais plusieurs y ont possédé une villa. Pour eux, Ravello est bien plus qu'une villégiature chic, c'est une muse. Et nous comprenons pourquoi… plus petite et moins touristique que ses deux sœurs Amalfi et Positano, Ravello charme par ses panoramas qui l’entourent. D’un côté, la mer infinie qui vient user ces falaise abruptes de calcaire et de l’autre ces pentes qui plongent à la rencontre des falaises et qui sont plantées de vignes, d’oliviers et de citronniers.









































































































Super beau rappel à ma mémoire, la plage, les vagues, les falaises, les maisons en hauteur et un des meilleurs vins de notre périple en Italie, celui du dépanneur d'à côté, vin maison, miam, miam! Et pas bien loin, au détour de cette petite route étroite et tortueuse (où les locaux nous dépassent dans un tournant, souvent!), celle qui longe la mer, côté nord, le meilleur risotto au citron, mamma mia! :)
RépondreSupprimerC’est de toute beauté!
RépondreSupprimerEt on dit bien que la météo fut de votre bord durant votre beau voyage 👌! Quelle chance!
Oh la, la! It all looks extraordinary but Ravello looks heavenly! Enjoy every minute; it's turning winter up north.
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